Maître chez nous, y compris dans la gestion de nos données

« De plus en plus de gouvernements et d’organisations souhaitent rapatrier leurs données numériques ainsi que celles de leur population et clientèle plutôt que de les stocker auprès de géants du Web tels que Microsoft ou Amazon Web Services (AWS). Les raisons pour justifier ce changement de cap sont multiples. Parmi celles-ci, les enjeux juridiques trônent en tête de liste. »
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Car le risque est grand, comme l’explique Me  Pierre Trudel, professeur titulaire au Centre de recherche en droit public (CRDP) de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. «  C’est un risque qui est connu depuis longtemps. On se rappellera que le Cloud Act a été adopté en 2018 à la suite du refus de Microsoft de remettre au gouvernement américain des données hébergées en Irlande. Or, avec toutes les exactions au droit international que l’on a vues en 2025, confier nos données à des entreprises qui sont assujetties à un tel type de loi est extrêmement risqué. Je suis d’ailleurs étonné que le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada ne sonne pas plus l’alarme  », indique Me  Trudel.

Ce contenu a été mis à jour le 01/30/2026 à 10:22 AM.