L’état de droit et ses prédateurs

La vitesse des dispositifs numériques pulvérise les processus délibératifs qui fonctionnent sur un temps long. Alors qu’il faut des mois pour adopter une loi au Parlement, un seul tweet ou un message sur Truth Social peut engendrer en quelques minutes des effets normatifs similaires aux lois. Si les législateurs et les tribunaux ne transforment pas leurs modes de fonctionnement, ils risquent d’être marginalisés.
Plusieurs analystes observent que les conditions engendrées notamment par l’environnement numérique peuvent contribuer à déclasser les états construits selon les principes de l’état de droit. Wael Saleh, dans Le Devoir du 23 août explique qu’il « devient impératif de repenser les liens complexes, souvent ambivalents, entre technologie et pouvoir, entre infrastructures numériques et souveraineté, entre algorithmes et destin collectif. »

Ce contenu a été mis à jour le 09/16/2025 à 8:20 AM.